Étoile du Temps Soigneur


Messages: 13 Date d'inscription: 05/08/2011
Identité du Canidé Sexe: Mâle Race: Chien Dalmatien Relations:
 | Sujet: Le rêve d'une nuit étoilée [Rêve-Solo || Partie /1] Jeu 27 Oct - 14:48 | |
| Il soufflait dans l’air une brise étouffante, et pourtant tout autour de lui semblait correspondre au … Néant … Sensation peu agréable penserez-vous tout d’abord, mais en vérité c’était plus que ça. La silhouette d’un peu plus tôt pourrait vous le prouver. Oui, lui, cette sensation n’était pas qu’en rien agréable, c’était comme si il était seul au monde … Seul alors que pourtant c’était bien l’inverse, et tout apparut soudain plus clair que jamais. C’était un mélange de grande tristesse et de désespoir, mêlé aux ténèbres. Ce devait être ce que chaque canidé s’étant abandonné à ces derniers, de son plein gré ou non, devait ressentir au fin fond de son cœur. Alors que l’ombre prenait de plus en plus d’ampleur, des bruits de pattes retentirent et un dalmatien –nul autre que notre fameuse silhouette- apparut. Il semblait si pâle qu’on aurait peut être pu le comparer à un fantôme, mais une aura fluorescente émanait de tout son corps. Arrachant une feuille rouge du mur, le canidé, guère autre que le soigneur de la Tribu des Espoirs Perdus sortit de la grotte pour se retrouver dans une vaste plaine inconnue à ses yeux.
« Où suis-je ? » demanda-t-il à haute voix sans même en être conscient. « Bienvenue, soigneur de la Tribu. Ici n’est autre que le lieu de rencontre entre la Meute des Etoiles et notre Tribu, celle de tes aïeuls morts dans cette contrée. C’était il y a encore peu de temps que cette Meute est venue nous rencontrer, et bientôt le destin de tous prendra une tournure nouvelle. Mais je ne t’ai pas amené en ce lieu pour te parler de notre vie, bien que tu dois savoir qu’un jour, si la vie ne te semble pas juste ou gentille, c’est le destin qui choisit, même nous nous avons cette destinée et ne pouvons rien y faire. »
Le meneur, qui avait écouté les dires de la louve avec grande attention, inclina soudainement la tête en s’apprêtant à poser une autre question quand autre chose de tout aussi insolite que son apparition ici, se produisit. C’était un autre dalmatien à la joue portant une blessure et à la queue multicolore. Il semblait bel et bien vivant. Les regards de ce nouvel arrivant et de l’autre canidé noir et blanc se croisèrent mais aucun d’entre eux ne dit rien. Ce fut la louve qui prit à nouveau la parole.
« Feuille Rayonnante, guérisseur de la Meute du Soleil c’est bien ça ? Quelle surprise de te voir ici ! Euh … Mais oui vous vous demandez sans doute qui je suis, non ? Mon nom est Milly, et je suis la sœur de votre mère. »
Elle marqua une pause durant laquelle les deux chiens se fixèrent à nouveau. Qu’entendait-elle donc par « votre mère » ? Cela signifierait donc que cet inconnu devant être Feuille Rayonnante et lui, soigneur de la Tribu, étaient frères ? Mais il ne le connaissait même pas ! Et puis … Soudain, une chose frappa le plus âgé des deux. Sa mère était partie il y a de nombreuses lunes puis n’avait jamais donné de signe de vie. Et puis elle pouvait avoir formé une autre famille dans des contrées bien lointaines. Oui, c’était probablement ça qui s’était produit … Pourtant son compagnon, lui, était mort, donc Feuille Rayonnante ne serait pas son frère, son demi plutôt !
« Dis-moi Feuille Rayonnante, tu dois certainement connaître Vent Lunaire n’est-ce pas ? Et bien, c’est ma … Fille. « Vrai … Vraiment ? Vous devez être fière d’elle, en ce cas, non ? « Oh oui extrêmement fière ! Mais bon si elle savait tout ce que votre mère, Crow et moi avions fait dans le passé. Du bon vieux temps ! « Qui est Crow ? » voulut savoir le guérisseur.
Cette question resta sans réponse, et le membre de la Tribu des Espoirs Perdus en fut un peu déçu. Tout comme celui qui devait être son demi-frère, il aurait bien aimé le savoir, puisque jamais il n’avait eu connaissance du vrai nom de son père. Toujours on l’avait appelé Œil Mélancolique d’où porte la Grêle. Soudain, la dénommée Milly fit un pas en arrière, inclina son museau au bout enneigé, et disparut dans une bourrasque de fumée. Suite à ça, le soigneur éternua et remarqua que son demi-frère était lui aussi parti. A nouveau il était seul, mais désormais devant sa tanière, là où il aurait normalement dû se trouver. Ce fut en soupirant que notre pâle dalmatien leva la tête vers le ciel, qui se trouvait être magnifique. Son bleu nuit était illuminé par une multitude d’étoiles luminescentes et la lune croissante projetait encore plus de lumière que d’habitude. Peut être car tout cela était … Un rêve. |
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